Avenue Descartes et accès à l’Arc-Boisé

La campagne dans la ville

Le parcours longe et donne à voir un paysage incongru dont la composition provoque progressivement l’illusion d’une immersion en campagne. Le projet consiste à mettre en scène sa découverte par surprise.

Contexte

Une fois le coteau gravi, la géographie change. Le parcours bascule sur le plateau briard qui s’étend vers la Seine-et-Marne. C’est la fin de l’aire urbaine dense de la petite couronne. On y trouve quelques équipements : caserne des pompiers, déchèterie, terrains de sport, cimetière et aire d’accueil des gens du voyage. Plus loin, un reliquat de terres agricoles encore cultivées borde la Forêt Domaniale de la Grange. C’est ici que la LGV rejoint puis emprunte l’ancienne voie de chemin de fer du « Chemin des roses ».

Enjeux

La configuration ville/cultures/bois est un schéma ancestral de développement de l’activité humaine. Il s’agit du seul endroit sur le parcours de la Tégéval où il est possible d’observer à la fois cette promiscuité et cet équilibre.
Outre la mise en valeur de la variété d’ambiances, il s’agira ici de protéger et de valoriser la diversité biologique qui s’exprime à travers cette continuité.
La partie de l’ancienne voie ferrée non utilisée par le TGV et réaménagée en voie verte par la Ville finit brutalement à l’arrière de la déchetterie. La connexion de ce chemin à la coulée verte sera l’occasion de relier deux voies de circulation douces entre elles et d’étendre ainsi leur maillage.

Intentions

À partir du coteau boisé, la valorisation des milieux devient une pratique courante pour l’élaboration du projet.
La mare de l’avenue Descartes, premier milieu humide déjà constitué que le parcours rencontre, sera par exemple mise en valeur. Au sud de la rue, le boisement bénéficiera également d’une restauration par sélection des végétaux indigènes pour son développement futur.
À l’arrière de la déchetterie et sur la tranchée couverte, une végétation indigène, très dynamique se développe depuis les travaux de création de la LGV, notamment influencée par la présence du massif forestier. Il s’agit d’un endroit à la fois didactique pour expliquer ce qu’est une lisière et très dynamique pour la diffusion des végétaux.
Outre le travail de valorisation qui sera réalisé sur l’existant, la création de jardins ou de vergers en lisière de la forêt renforcera cette mosaïque de milieux comme elle pouvait exister au siècle dernier.

Chiffres clés

  • 8 ha de surface
  • 1350 m de long – 7 à 245 m de large
  • automne 2019, date prévisionnelle de début des travaux
  • 12 mois de travaux nécessaires
  • Entreprises : marché en cours

Pour aller plus loin